L'info-lettre qui vous fait détester encore un peu plus les hommes que vous ne les détestiez déjà (oui c'est possible, si, si, je vous jure...!) et qui vous parle littérature et tricot.
Ces stéréotypes sont en partie universels, estime la linguiste Trovato. Mais elle voit aussi des particularités françaises dans le procès Pélicot. Par exemple, Sigmund Freud, qui a souvent écrit sur les pulsions sexuelles, a été invoqué à plusieurs reprises au tribunal. "En France, nous aimons Freud et la psychanalyse. Il y a beaucoup de références aux pulsions, comme si elles vous exonéraient de toute responsabilité dans les violences sexuelles ». (Eline Huisman, 13/12/24, de Voklskrant)
Il y a deux semaines, j’ai été interviewée par une journaliste néerlandaise au sujet du procès Mazan. Elle avait repéré mon profil « genre et langage » et voulait discuté avec moi des stratégies discursives des avocat•es de la défense, des enjeux sociolinguistiques de la parole des femmes et de sa « libération », du backlash, et plus globalement des effets de #MeToo en France. L’article est à retrouver ici, si vous parlez néerlandais. Au final, elle a retenu 3 phrases, dont une où je dis que franchement les français, on adore quand même un peu trop Freud et la psychanalyse… Alors, je sais pas si c’est très vrai ou si c’est juste un peu drôle et rentre-dedans (je déteste Freud) mais ça m’a bien fait rire que sur une interview de presque une heure, ce soit cette phrase-ci (entre autres) qui ait été gardée ! On y retrouve également des verbatim de Noémie Renard (du blog Antisexisme).
J’ai tellement oublié que je n’ai jamais eu 12 ans. […] Ils s’en foutent de commettre les crimes, ce qu’ils ne veulent pas, c’est que nous, on parle pour nous-mêmes et qu’on mette les termes dessus, qu’on dise que ce sont des agressions sexuelles. (Adèle Haenel, 16/12/24, FranceInter)
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